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“Fortuna”, long-métrage du Suisse, Germinal Roux, a fait sensation lors de la dernière Berlinale, il a reçu l’Ours de Cristal et le Grand Prix du Jury International de Génération 14 pour le meilleur film.  Le réalisateur a été inspiré par un de ses proches qui travaille dans des classes d’accueil pour mineurs non accompagnés, il a été sensible au cheminement de ces réfugiés qui au péril de leur vie traversent la mer en espérant trouver un Monde meilleur.

Ce qui m’a incité à aller voir ce film, c’est bien entendu le sujet – oserai-je dire d’actualité quasi quotidienne –  mais de surcroît le fait qu’il soit en noir et blanc et de format carré. Les demi-teintes, les images fortes,  le cadrage lent des paysages sous la neige permettent de s’imprégner de l’ambiance tout en écoutant les pas dans la neige.

Fortuna, a 14-year-old Ethiopian girl, is by herself, no more news of her parents since quite some time. With other refugees, she finds shelter in a Swiss monastery situated at an altitude of over 2000 meters. Snow is everywhere, she confines herself in Virgin Mary.  During her stay in the hospice, she meets Kahir, who pretends he will protect her, she soon falls in love. For a while, their relationship develops in secret, till the day Kahir disappears and Fortuna is expecting a baby. The young girl is determined to stay in the monastery,  spending her days in loneliness and hopelessness, but holding on. One day, the Prior of the monastery tells her “we all need to reborn…”

The child she is expecting will help her towards rebirth.

Fortuna a 14 ans, elle ne sait pas ce que ses parents sont devenus, elle arrive d’Ethiopie et se retrouve dans les Alpes suisses à 2000 mètres d’altitude dans un monastère. C’est l’hiver, la neige est partout, elle se confie à la Vierge Marie. C’est dans ce couvent qu’elle rencontre Kahir, elle pense qu’il va la protéger et en tombe amoureuse. Leur relation se développe en secret, mais un jour, Kahir disparait et Fortuna est enceinte. La jeune fille refuse de quitter le monastère, elle y reste au milieu de sa solitude, son désespoir mais tient bon, surtout après avoir écouter et entendu les mots du père prieur “il nous faut renaître…”

L’enfant qu’elle attend l’aide a cheminer vers cette renaissance.

Kidist Soyum Beza joue Fortuna, c’est son premier rôle principal et en fait sa deuxième participation à un film. Tout se lit dans ses yeux, elle parle peu mais on ressent à travers son regard une certaine volonté malgré une fragilité. Bruno Ganz est magistral en père prieur.

“A quelques reprises, de sombres vagues balaient les paysages alpins, comme des réminiscences du Déluge. Fortuna se souvient de la traversée de la Méditerranée.” (extrait du quotidien suisse “Le Temps”)