Tags

, , ,

170289-jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

Le récit de “Louise en Hiver”, récemment primé au Festival d’Annecy,  est inspiré de la vie du cinéaste Jean-François Laguionie: “Louise en Hiver est sans doute le film le plus intime que j’ai réalisé. Le plus précis aussi, malgré l’absurdité de la situation dans laquelle Louise se trouve, car ses aventures à huit ans, en haut des falaises, ou dans ce bois mystérieux de l’après-guerre, je les ai vécues…”

“Louise by the Shore”, recently premiered at the Annecy Festival, by the French animated filmmaker Jean-François Laguionie, in fact the illustration of his own youth. He says that some of his souvenirs being a young boy inspired him, walking along the cliffs, wandering in the woods after the war… 

Ce cinquième long métrage du réalisateur narre l’histoire de Louise, une grand mère attachante qui à la fin de l’été, voit le dernier train de la saison, qui dessert la petite station balnéaire de Billigen-sur-Mer, partir sans elle… Plus personne autour d’elle, les vacanciers sont partis. Le temps change et se dégrade, les grandes marées d’équinoxe de septembre sont là, la tempête condamne électricité et moyen de communication. Aucune autre alternative pour Louise que de rester là accompagnée de sa solitude. Elle brave sa peur et considère sa situation comme un défi. Elle va apprivoiser son environnement, le climat et sa solitude. Elle laisse libre cours à ses souvenirs qui la rejoignent dans cette nouvelle étape de sa vie. Elle se raccroche au temps figé tout en se disant qu’elle n’a plus besoin de personne.

htfile-ashx

On the last day of Summer, Louise, an old woman realizes that the last train has departed without her. She finds herself alone in a small seaside resort town, Billigen-sur-Mer, deserted by everyone. The weather turns for the worse followed by the seasonal tides. No more power, no more public transportation, no alternative for Louise she has to remain in the town, by herself. She has to brave her fears and takes her abandonment as a challenge. She’s going to survive, confronting the elements as well as her memories, which have found the perfect occasion to join in the adventure. She reaches the point that she doesn’t need anyone around her.

Une phrase m’a marquée: “Les oiseaux ne font plus attention à moi, je dois leur paraître insignifiante“, dit Louise alors qu’elle se promène le long des falaises de Normandie avec “Pépère”, chien devenu compagnon de tous les jours…

While wandering along the cliffs in Normandy with her noble companion, “Pepper”, the dog, she says: “Birds do not even notice me, they take me as negligible“, my attention retained those words…

image-04-12-2016-a-09-55

Ce film parle de la vie, de la résistance à l’adversité, la vieille grand-mère réalise qu’elle a en elle une force qu’elle ignorait. C’est également l’illustration d’une grande philosophie. Les dessins sont doux, pastels, beaux et raffinés. La finesse des illustrations est précise à un tel point que sur quelques scènes on peut même voir la texture du papier à dessin…

photo7_big

Amongst other things, the film is a story about life, death, survival, memories, the old lady digs inside her what she is capable of. The hand-painted images are soft, pastel, more or less like an impressionist painting.

De ce film, je dirai que l’on en ressort avec un certain apaisement…

A film which leaves you with a peaceful and serene appeasement…

photo3_big