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Pendant quelques mois, il n’y a pas si longtemps, j’ai vécu, d’une certaine façon, au “rythme” de l’Afghanistan… Est-ce cela qui m’a fait m’arrêter sur ce courage exemplaire que Chékéba Hachemi relate si bien dans son livre?

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Dans son avant-propos, Chékéba Hachemi écrit : “Ce livre retrace mon parcours. Si j’en ai entrepris l’écriture, c’est avec l’espoir que ma vie, les combats auxquels j’ai participé, les erreurs que j’ai commises, mes petites victoires et mes échecs ont quelque chose à dire sur l’Afghanistan. Parce qu’il s’agit d’un témoignage, les quelques enseignements que contient cet ouvrage ne peuvent prétendre qu’à être parcellaires et personnels. Mon gage est ma sincérité. Ma limite, c’est moi-même.”

Au fil des pages, elle écrit : “Ici, on n’évoque que les soucis qui ont une solution; les autres, la tristesse, la mémoire des morts, restent une conversation entre soi et Dieu.”

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A 11 ans, Chékéba quitte son Afghanistan natale, pour suivre un passeur qui l’amènera, à travers les montagnes, vers le Pakistan pour retrouver sa mère… Des jours de terreur, d’angoisse feront comprendre à cette petite fille la dure réalité d’un pays en guerre… Au fur et à mesure de son cheminement à  travers la passe de Khaibar, son amour pour son pays se trouve renforcé et elle fera tout pour donner l’envie aux femmes afghanes de continuer leur combat pour la terre où elles ont vu le jour.

C’est un récit poignant, fort et riche en émotions de toutes sortes. On sourit avec quelques pointes d’humour, on pleure sur des situations dramatiques…

Quelques mots sur l’auteure :
Chékéba Hachemi,  est née le 20 mai 1974 à Kaboul, Afghanistan, dans une famille bourgeoise, une fratrie 13 enfants. Son père, haut fonctionnaire, décède lorsqu’elle est très jeune. Elle le considérera toujours comme son héros, son modèle…
En avril 1986, elle arrive en France. Après ses études (école de commerce), elle fonde en 1996 l’association Afghanistan Libre afin de lutter contre l’emprise des talibans et aider les femmes, en montant notamment des projets éducatifs. Quelques années après, elle rencontre le commandant Massoud et organise sa visite au Parlement Européen en 2001.
Après la chute du régime taliban, elle a diverses fonctions politiques et diplomatiques. La corruption ronge l’Afghanistan, elle décide donc de quitter de ses nombreuses fonctions diplomatiques et gouvernementales, ne voulant pas cautionner une telle situation.
Celle qu’on appelle souvent l’Insolente de Kaboul, vit depuis 2009 à Paris.

 … et depuis elle poursuit son combat pour les femmes afghanes…

Ce récit se lit comme un roman. “L’insolente de Kaboul” est une époustouflante leçon de courage et de partage vers les autres! 

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