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Lors de mon séjour en Touraine, où j’ai eu la joie d’être accueillie par mon amie de longue date, j’ai profité pour joindre l’agréable à l’utile. C’est ainsi que j’ai découvert une spécialité tourangelle “La Livre Tournois”. Ce délicieux chocolat a une histoire que je partage…

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Aux époques mérovingiennes et carolingiennes, les seigneurs, les abbés, les particuliers battaient monnaie à leur guise. Mais peu à peu, à partir de Saint Louis, les rois capétiens imposèrent leur monnaie.

Ce fut d’abord le dernier parisis puisque le domaine royal était à l’origine limité à la région parisienne. Cependant, la monnaie de Tours, appelée tournois, jouissait d’une vaste réputation et elle fut rapidement associée à la monnaie parisis.

Les tournois royaux devinrent les deniers de l’Ouest, tandis que les parisis furent répandus dans le Nord et le Centre. Les premiers, adoptés par les comtes d’Anjou qui devinrent par la suite rois d’Angleterre, ducs de Normandie et ducs d’Aquitaine, bénéficièrent d’un rayonnement supérieur. De plus, ils étaient abondamment frappés et leur qualité était appréciée tant pour l’exactitude de leur poids que la finesse de leur titre.

Peu à peu, l’usage de la monnaie parisis s’éteignit pour disparaître complètement sous le règle de Louis XIV. La monnaie tournois subsista seule jusqu’à la Révolution.

La reproduction en chocolat est celle du “gros tournois” d’argent, c’est à dire deux sous.

L’Hôtel des Monnaies de Tours fut fermé en 1772 après avoir battu monnaie presque sans interruption pendant toutes les monarchies. La livre tournois avait duré près de huit siècles.

Elle dure encore sous une forme différente, de l’autre côté de la Manche, où l’esterlin des Plantagenets est devenue la livre sterling, divisé en 20 shillings, chaque shilling valant 12 pence.

Cette histoire vaut bien un chocolat, qu’en pensez vous ?

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